Développement durable une agglo engagée

Travail décent et croissance durable

Pour réaliser une croissance économique durable, il faut que les sociétés créent les conditions garantissant aux gens des emplois de qualité qui stimulent l’économie sans avoir des effets nocifs sur l’environnement. Des opportunités d’emploi et des conditions de travail décentes sont également nécessaires pour l’ensemble de la population en âge de travailler.
Travail décent et croissance durable

Dynamiser un rayonnement économique local et diversifie

Finalité développement durable : Dynamique de développement selon des modes de production et de consommation responsables

Afin de dynamiser son rayonnement économique, l’agglomération identifie clairement les axes de son développement : soutien aux activités industrielles et artisanales de production, dans les zones d’activités ; développement des activités commerciales prioritairement en centralités et de manière encadrée en périphérie.

Dans ce cadre, le SCoT s’engage à privilégier le renouvellement des espaces commerciaux existants. Ceci afin de placer les nouveaux développements au service de l’amélioration qualitative des pôles existants, en n’autorisant aucune extension d’urbanisation des zones d’activités à destination d’activités commerciales. L’emprise foncière de ces activités ne pourra augmenter qu’au sein de l’enveloppe des zones d’activités existantes, dans les seuls secteurs préférentiels périphériques des ZA existantes identifiés dans le SCoT. Par ailleurs, les zones d’activités de périphérie ont vocation à développer uniquement des projets commerciaux en complémentarité avec les centres villes et centres-bourgs de l’Agglomération. Notamment pour les commerces peu compatibles avec une insertion en tissu urbain de centralité (commerces répondant aux besoins occasionnels lourds et exceptionnels comme le jardinage, l’équipement de la maison…).

Le choix d’un encadrement de la façade commerciale, requalifiée et valorisée, le long de la route de Taninges s’inscrit dans la stratégie Plus de nouvelles zones commerciales. Et cette politique économe en foncier apparaît judicieuse à la commission d’enquête publique relative au SCoT. Pour le projet d’extension limitée de la Zone d’Activité Economique de Borly, fondé sur les besoins réaffirmés de l’intercommunalité de disposer de surfaces d’accueil essentiellement pour l’artisanat, la commission du SCoT a rendu son verdict. Elle a estimé qu’il convient d’une part, a minima, de conditionner l’ouverture de cette dernière après une période minimale de plusieurs années. Ceci afin de mobiliser prioritairement les parcelles encore disponibles, acquises, en cours libres ou avec friches au sein de la zone d’activités existante. D’autre part réduire la zone d’habitat des Esseims, afin de faire coïncider la limite de la ZAE et le développement de ce secteur de logement.

Un dossier complexe, car ce sont des zones mixtes, qui se partagent entre activités artisanales, commerciales et industrielles. Parvenir à un meilleur équilibre permettrait d’influer et de réguler en parallèle les flux de circulation.

Une politique de longue haleine pour conserver les activités productives sur le territoire

Finalité développement durable : Dynamique de développement selon des modes de production et de consommation responsables

La difficulté de trouver des espaces d’activités (locaux et/ou terrains) à tarif abordable (offre très faible de biens disponibles), constitue d’un des freins majeurs au développement des activités productives sur le territoire d’Annemasse Agglo. Afin de conserver localement ce tissu d’entreprises, qui depuis plus de 15 ans quittent le territoire d’Annemasse Agglo pour s’implanter majoritairement dans la vallée de l’Arve, et ainsi de réduire les déplacements notamment liés à la réalisation de chantiers sur le territoire, la collectivité met en œuvre une politique ambitieuse, volontariste qui comprend plusieurs moyens d’action.

A commencer par la définition, au sein des zones d’activités existantes, d’espaces réservés aux activités productives (travail sur les zonages PLU (Plans locaux d’urbanisme) en cours et à venir en s’appuyant sur le SCoT révisé et le DAAC, déclinaison dans les destinations et sous-destinations urbanistiques). L’optimisation des zones d’activités existantes et une politique foncière volontariste, en encourageant la densification et en menant une politique de reprise/réhabilitation des friches et des dents creuses, est par ailleurs menée. Il s’agit également de conserver la maîtrise des terrains et bâtiments à vocation économique propriétés de la collectivité. Ceci par une commercialisation via des baux à construction ou des baux emphytéotiques plutôt que des ventes. Garantissant ainsi de façon contractuelle que ces espaces répondent bien à la destination prévue dans le cadre des documents de planification. L’extension limitée d’une zone existante uniquement dédiée aux activités productives, en excluant donc le commerce, pour pouvoir répondre à moyen/long terme aux besoins des artisans est enfin une mesure pertinente. Ainsi, l’émergence d’une offre nouvelle de foncier économique, complémentaire au travail de requalification, permettra à la collectivité de s’assurer sur le moyen/long terme d’une offre économique disponible dans le cadre des moyens qu’elle peut consacrer à ces politiques.