Les forêts recouvrent 30.7% de la surface de la planète, assurent la sécurité alimentaire et fournissent des abris, et sont essentielles pour lutter contre le changement climatique et protéger la biodiversité. En protégeant les forêts, nous pourrons également renforcer la gestion des ressources naturelles et accroître la productivité des terres.
Vie terrestre

Réintroduire des espaces de nature et de respiration en ville

Finalité développement durable : Préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources

Si le SCoT émet la nécessité de la préservation des espaces agricoles dédiés, nécessaires au maintien des activités agricoles locales, il affirme également un principe de renforcement de la nature en ville.  Des parcs publics sont conçus pour créer des poumons verts dans l’agglomération à l’instar des parcs du Haut-Monthoux à Vétraz-Monthoux, Jean Beauquis à Ambilly, Montessuit à Annemasse ou encore le parc des écureuils à Ville-la-Grand mais il restait encore beaucoup à faire.

Mais ces grands parcs doivent être accompagnés d’un maillage de nature pour être appréciés à la fois par les habitants et la biodiversité.Dans le cadre du contrat de territoire espaces naturels sensibles signé avec le département, une étude sur les déplacements de la faune a été menée avec la Fédération départementale des chasseurs. Elle intègre les grands corridors biologiques du territoire, empruntés par les grands cervidae, mais zoome également sur les déplacements de la petite faune en cœur urbain.

Comment la faune traverse-t-elle la ville ? Comment protéger les oiseaux, notamment des grandes baies vitrées ? Les nichoirs sont-ils optimisés, etc. Peut-on travailler sur les micro corridors en ville notamment ? Les fruits de ce diagnostic seront ensuite soumis aux communes via des fiches réalisées pour chacune d’entre elles, pour que les corridors soient préservés dans leurs documents d’urbanisme.

L’objectif est aussi d’utiliser les espaces pas encore urbanisés pour en faire des lieux de respiration. Sachant que sur le territoire, l’espace est soumis à de fréquents aménagements, soumis aux besoins d’une population dense. Le confinement a renforcé le besoin des populations de disposer de nature en ville. Ainsi on a créé des espaces de randonnée plus accessibles et plus proches des citadins que celui des Voirons. En 2021, Annemasse agglo a notamment balisé une boucle sur le plateau de Loëx (site labellisé Espace Naturel Sensible), et certaines communes comme Cranves-Sales ont réalisé d’autres boucles dans le but de rapprocher la nature de la ville.

Réintroduire des espaces de nature et de respiration en ville

Finalité développement durable : Préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources

Si le SCoT émet la nécessité de la préservation des espaces agricoles dédiés, nécessaires au maintien des activités agricoles locales, il affirme également un principe de renforcement de la nature en ville.  Des parcs publics sont conçus pour créer des poumons verts dans l’agglomération à l’instar des parcs du Haut-Monthoux à Vétraz-Monthoux, Jean Beauquis à Ambilly, Montessuit à Annemasse ou encore le parc des écureuils à Ville-la-Grand.

Mais ces grands parcs doivent être accompagnés d’un maillage de nature pour être appréciés à la fois par les habitants et la biodiversité. Dans le cadre du contrat de territoire espaces naturels sensibles signé avec le département, une étude sur les déplacements de la faune a été menée avec la Fédération départementale des chasseurs. Elle intègre les grands corridors biologiques du territoire, empruntés par les grands cervidae, mais zoome également sur les déplacements de la petite faune en cœur urbain.

Comment la faune traverse-t-elle la ville ? Comment protéger les oiseaux, notamment des grandes baies vitrées ? Les nichoirs sont-ils optimisés, etc. Peut-on travailler sur les micro corridors en ville notamment ? Les fruits de ce diagnostic seront ensuite soumis aux communes via des fiches réalisées pour chacune d’entre elles, pour que les corridors soient préservés dans leurs documents d’urbanisme.

L’objectif est aussi d’utiliser les espaces non encore urbanisés pour en faire des lieux de respiration. Sachant que sur le territoire, l’espace est soumis à de fréquents aménagements, soumis aux besoins d’une population dense.

Le confinement a renforcé le besoin des populations de disposer de nature en ville. Ainsi on a créé des espaces de randonnée plus accessibles et plus proches des citadins que celui des Voirons. En 2021, Annemasse agglo a notamment balisé une boucle sur le plateau de Loëx (site labellisé Espace Naturel Sensible), et certaines communes comme Cranves-Sales ont réalisé d’autres boucles dans le but de rapprocher la nature de la ville.

Intégrer l’environnement dans l’aménagement des territoires

Finalité développement durable : Préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources

Annemasse Agglo franchit une nouvelle étape en matière de transition écologique avec l’ouverture, en 2021, d’un poste dédié à la séquence Eviter, Réduire, Compenser, au sein du service Environnement. Explications

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La pédagogie pour sensibiliser aux espaces a protéger

Finalité développement durable : Préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources

Suite à la création d’un schéma de randonnée par Annemasse Agglo, les chemins ont été répertoriés et classés dans les 10 communes de l’Agglo. Sur la commune de Bonne, la boucle de promenade du plateau de Loëx ainsi que le GR des Balcons du Léman traversant le plateau sur l’itinéraire entre le Salève et les Voirons ont été balisés. Ces panneaux d’information financés par le Conseil départemental orientent les promeneurs sur les prochaines étapes du parcours et la durée de marche moyenne estimée. Véritables outils de découverte sur le Plateau de Loëx, les quatre panneaux pédagogiques ont été installés fin juin, respectivement à Loëx et à Arthaz-Pont-Notre-Dame. Ils ont pour mission de valoriser le patrimoine paysager du plateau et informent les promeneurs sur la faune et la flore présente, ainsi que sur les règles de conduite à respecter dans un Espace Naturel Sensible. Réalisés en interne par le service communication de la commune, et en s’appuyant sur l’étude rédigée en 2017 conjointement par l’ONF, FNE, Paysalp, Asters et Avis-Vert, les panneaux ont été fabriqués et posés par la société Picbois installée dans l’Ain. Cette signalétique a été co-financée par le Département et les communes de Bonne et d’Arthaz Pont-Notre-Dame. Deux autres panneaux plus spécifiques informant sur la faune et la flore locale seront installés dans les bois de Covées durant l’été. Aussi, crapauds sonneurs à ventre jaune, barbastelles d’Europe et autres espèces protégées n’auront plus de secret pour personne.

Contrer les espèces exotiques envahissantes faune et flore

Finalité développement durable : Préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources

Territoire touché comme beaucoup d’autres par l’expansion des espèces exotiques envahissantes, Annemasse Agglo a entrepris de former et sensibiliser l’ensemble des agents des services espaces verts des communes sur les espèces exotiques envahissantes. Objectif : installer un réseau d’acteurs sentinelle local.

La dynamique très active du renouvellement urbain et de l’aménagement du territoire a par ailleurs facilité leur expansion par les mouvements de terre et le trafic routier des axes transrégionaux traversant le territoire. Différentes espèces sont apparues avec notamment la renouée du Japon en bord de cours d’eau, l’ambroisie, la berce de Caucase, l’arbre à papillon ou encore le solidage. Des espèces animales ont également été recensées et sont suivies, comme par exemple la chenille processionnaire ou le moustique tigre. Ces espèces sont mal connues du grand public et surtout des professionnels pouvant y être confrontés : suivi de chantier, entretien des espaces verts, entretien des abords de voirie, … Ces acteurs du terrain sont nombreux et devraient au minimum savoir reconnaître ces espèces afin de ne pas participer à leur propagation par de mauvaises méthodes d’entretien. Les acteurs concernés sont pour une partie importante employés dans les collectivités aux services espaces verts et voirie, et suivent de près ou de loin l’ensemble des chantiers en cours sur le territoire. Ils doivent donc impérativement savoir reconnaître ces espèces pour ensuite engager les actions correctives ou de suivi nécessaires et adaptées. En plus d’une volonté de limitation de leur propagation au sein de l’agglo, il y a souvent un objectif de santé publique et santé des agents. La volonté de travailler sur le moustique tigre par la suite a été énoncée.

Concilier aménagement et préservation des espèces protégées a Cranves-Sales

Finalité développement durable : Préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources

En amont de l’aménagement du parking relais Chasseurs de Cranves-Sales et des mesures environnementales sur chantier, des suivis écologiques ont été effectués permettant ainsi de contrôler l’impact du projet sur la faune, voire son maintien sur site.

On connait les avantages du parking relais en matière de captation du flux de trafic. Ainsi l’aménagement du P+R Chasseurs à Cranves-Sales permet de concentrer une partie de flux de trafic venant de l’est et à destination du centre d’Annemasse aux heures de pointe. A terme, ce P+R permettra également d’offrir des transports concurrentiels à la voiture individuelle pour les déplacements vers Genève. Pour aller plus loin, en matière de développement durable, des mesures environnementales ont été menées sur chantier ainsi que des suivis écologiques.

Entre janvier et juin, oiseaux hivernants, amphibiens et oiseaux nocturnes, faune diurne ont été étudiés. Grenouille agile, rousse, triton palmé et salamandre tachetée pour les amphibiens, lézard des murailles, couleuvre verte et jaune, et orvet fragile côté reptiles, sanglier, chevreuil européen et écureuil roux pour les mammifères ; l’objectif des suivis est de vérifier que les espèces contactées lors de l’état initial réalisé en 2014 continuent à fréquenter les boisements et autres habitats du secteur. Il s’agira d’adapter les mesures compensatoires ou les aménagements spécifiques en fonction des conclusions des suivis à long terme (20 ans).

De manière générale, les peuplements entre 2014, 2019 et 2021 sont assez proches pour la plupart des groupes étudiés. Il ne manque que peu d’espèces entre l’état initial et les observations de 2021. Certaines espèces difficiles à contacter (couleuvre d’Esculape, épervier ou gros-bec cassenoyaux) pourraient toujours être présentes mais de façon marginale ou nécessitant une pression d’observation plus importante pour améliorer les chances de les détecter. Concernant l’écureuil roux, une attention particulière à la présence de nids lors du passage hivernal pourrait permettre d’affiner les connaissances sur son maintien sur le boisement du site aménagé. A contrario, on peut relever la présence d’espèces non connues à l’état initial ou en 2019 : la salamandre tachetée (Salamandrasalamandra), la couleuvre verte et jaune (Hierophisviridiflavus). Les prochaines années de suivis devraient permettre d’affiner l’analyse pour les espèces absentes et la constitution des peuplements des différents groupes étudiés, mais également de vérifier la faible érosion des espèces d’oiseaux présentes.

La zone humide n’empêchera pas la construction du collège de Vetraz-Monthoux

Finalité développement durable : Préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources

Si le site choisi reste le meilleur choix, le long de la route de Taninges en limite de Cranves-Sales, les complications environnementales sont néanmoins bien réelles. Des mesures ont donc été prises pour préserver l’environnement de l’établissement dont l’ouverture est prévue à la rentrée 2025.

C’est fait. Les élus communautaires ont voté en 2021 pour le dépôt de dossier de déclaration d’utilité publique concernant la construction d’un collège à Vétraz-Monthoux. Non sans débat sur l’emplacement, en raison de la présence d’une zone humide dans le secteur. C’est pourquoi Annemasse Agglo a voté les mesures de préservation de l’environnement compensant la construction d’un collège à Vétraz-Monthoux.  Le conseil communautaire s’est ensuite prononcé sur les mesures compensatoires à mettre en œuvre pour préserver l’environnement de l’établissement dont l’ouverture est prévue à la rentrée 2025. Trouver des terrains pour des édifices publics est un vrai casse-tête dans cette agglomération, et les élus avaient cru choisir l’emplacement idéal en retenant le lieu-dit “Le Pré du Nant” en 2017. La présence d’une zone humide et d’espèces rares protégées, exige un vrai plan de bataille, pour être en conformité avec l’enjeu de préservation de l’environnement.

Le site du projet est composé d’une mosaïque d’espaces naturels : des milieux prairiaux représentés en grande partie par de la prairie de fauche, des haies, des milieux ouverts, humides, des fourrés. Et… une large partie du site est classée en zone humide. Une étude a été établie en septembre 2021 ; après application des mesures d’évitement, 3,25 hectares restent impactés. Annemasse Agglo et le Département de Haute-Savoie se sont donc engagées à mettre en œuvre l’ensemble des mesures ERC. Il s’agira de gérer les eaux pluviales sur site de manière préférentielle et de construire un bâtiment exemplaire à vocation pédagogique. Par ailleurs, le futur gymnase se présente comme une construction modèle en termes d’efficacité énergétique et à faible empreinte carbone avec un parking associé mutualisé entre le gymnase et le collège. La Géline longe le chemin des Fontaines au Nord, et un fossé au sud de cette même voie traverse également le site. Aux abords immédiats du site, le secteur du Bas-Monthoux est assez diversifié : zone artisanale et économique et habitations individuelles principalement. Au Nord du site, l’aérodrome d’Annemasse est en bordure immédiate, ainsi que le Bois de Rosses.

700 élèves attendus
(extensible à 800)

La renaturation de Chènevières

Finalité développement durable : Préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources

2021 a été une année d’aboutissement de la procédure d’autorisation environnementale permettant l’extension de l’UDEP, la renaturation de Chenevières et la création du traitement de micro polluants. Une vraie plus-value écologique.

Dans le cadre du projet de travaux d’extension* et de remise à niveau de l’usine de dépollution des eaux usées Ocybèle à Gaillard, les travaux vont nécessiter une extension de l’emprise du site. Cette extension ne pouvant se faire que sur une zone de boisement, Annemasse Agglo a mis en œuvre une démarche visant à éviter les impacts négatifs, les réduire ou à défaut les compenser.

Le site de l’ancien captage a été retenu pour cette dernière démarche. Ce site est particulièrement adapté du fait de son implantation, à moins de 500m de l’Usine de DEPollution des eaux usées (UDEP) et au cœur d’une zone protégée. Les travaux vont comprendre la déconstruction des bâtiments, la suppression des surfaces imperméabilisées, le remodelage des terrains et la plantation d’espèces végétales locales. Une mesure de compensation hydraulique sera aussi réalisée de façon concomitante avec la mesure d’accompagnement écologique.

La renaturation du captage de Chenevières permettra de recréer sur cette zone un boisement humide (chênaie méso-hygrophile) en continuité du boisement existant et d’accueillir des espèces locales de faune et de flore.

Dans l’objectif de penser l’aménagement à une échelle plus globale, en partenariat avec les acteurs locaux et d’orienter toutes les actions de restauration/accompagnement dans une même direction, Annemasse Agglo a souhaité se coordonner avec le SM3A qui réalise les travaux de renaturation du Foron à proximité.

Ces travaux vont permettre de ne pas entraîner de perte de biodiversité pour le projet de l’UDEP, de recréer les fonctionnalités écologiques du site et améliorer plus largement le rôle du boisement pour l’accueil de biodiversité et comme corridor biologique d’importance (SRCE) des bords d’Arve (refuge et habitat pour la faune terrestre et l’avifaune, corridor rivulaire pour de nombreuses espèces).

*Aujourd’hui, la place disponible sur l’emprise actuelle de l’UDEP (Usine de DEPollution des eaux usées) ne permet pas la création des nouveaux ouvrages et nécessite une extension de l’empreinte du site.

Pourquoi le site de Chenevières ?

Le site de l’ancien captage de Chenevières parait être la parcelle la plus appropriée, qui présente de nombreux avantages notamment de mutualiser les formes de compensation – hydraulique et naturelle – de se situer à proximité du site impacté donc ayant les mêmes caractéristiques principales (géologie, hydrogéologie, cohérence biogéographique …)