Comment imaginer les zones d’activités de demain ?
Investir dans les zones d’activité – 9 ZAE représentant environ une vingtaine de kilomètres et 700 entreprises - s’inscrit dans une stratégie globale de mise en valeur de l’identité et du rayonnement (notamment économique) d’Annemasse Agglo. En 2021, aménagement, gestion et entretien se sont faits en lien étroit avec la préservation de l’environnement.
Co-construire un aménagement durable

Comment imaginer les zones d’activités de demain ?

Investir dans les zones d’activité – 9 ZAE représentant environ une vingtaine de kilomètres et 700 entreprises - s’inscrit dans une stratégie globale de mise en valeur de l’identité et du rayonnement (notamment économique) d’Annemasse Agglo. En 2021, aménagement, gestion et entretien se sont faits en lien étroit avec la préservation de l’environnement.
Futur emplacement du P+R Altéa

Imaginer la Zone d’activité de demain ; en 2021, c’est un sacré challenge, qu’a décidé de relever Annemasse Agglo en créant un groupe de travail dédié composé d’élus, de partenaires et d’acteurs économiques du territoire. Autre but poursuivi : objectiver les tests et en tirer le bilan. Bref, obtenir une vraie vision d’avenir ! En 2021, il s’agissait d’entamer les démarches visant notamment à améliorer durablement le fonctionnement et l’intégration paysagère des zones d’activités. Objectif visé : participer à l’émergence de séquences vitrines en entrées d’Agglomération, tout en intégrant des objectifs de durabilité renforcés dans les futures opérations d’aménagement. Ceci dans une trajectoire de gestion raisonnée des ressources environnementales et territoriales.

Mais revenons aux cinq volets du programme relatif à la compétence ZAE en commençant par les voiries. Ces dernières doivent bénéficier d’un traitement paysager renforcé. Mais aussi participer à la limitation de l’imperméabilisation des surfaces, répondre aux besoins de fonctionnement des activités implantées sur la zone en matière de hiérarchisation et d’adaptation des gabarits. Il s’agit aussi d’accueillir l’ensemble des modes de circulation avec un renforcement des itinéraires cyclables notamment. Un test reproductible de revêtement perméable a été mené sur les trottoirs de la route des Tattes sur la Zone de Borly avec la prise en compte du traitement des eaux pluviales. Celui-ci permet absorber les petites pluies et de bien travailler l’accessibilité piétonne. Des aménagements cyclables, des cheminements et passages piétons sécurisés ont été créés route des Tattes de Borly, rue des Buchillons, rue de Montréal à Ville la Grand et rue de la Résistance à Annemasse. Enfin, l’éclairage public a été repris sur la zone des Erables à Vétraz-Monthoux.

Travaux / chantier de construction

Côté urbanisme, la stratégie ayant été travaillée dans le cadre de la révision du SCOT et du DAAC approuvés en 2021, les nouvelles constructions et travaux de réhabilitation / extension doivent participer à l’ambition de valorisation de l’image urbaine des entrées de ville et d’Agglomération. En l’absence de volonté urbanistique en effet, les zones d’activités s’implantent par défaut le long des voies d’accès ou à fort trafic, parfois isolées, en entrée de bourg, autour des échangeurs des voies rapides. Le secteur d’activités doit au contraire devenir un quartier urbain et présenter une diversité d’usages et de cheminements. L’enjeu est de concilier effet de vitrine pour les entreprises et image valorisante de la ville. Pour les franges urbaines situées en premier rideau depuis les axes routiers d’entrées d’agglomération, il faut donc étudier les possibilités de revégétalisation et contribuer à l’amélioration de la qualité urbaine, architecturale et paysagère d’ensemble de la zone. Les espaces techniques et de stockage seront implantés préférentiellement à l’arrière des bâtiments afin de limiter leur impact visuel depuis les voies de desserte et l’espace public. Ville-la-Grand a notamment été appuyée pour sa révision de PLU dans le cadre d’un travail sur le zonage.

Architecture

En matière de foncier et d’immobilier d’entreprise, en 2021, la stratégie de l’agglomération vise à permettre de proposer des solutions d’implantations en ZAE pour les activités productives artisanales ou industrielles généralement exclues par le dynamisme des activités résidentielles étant en capacité de supporter des charges foncières plus élevées. Un travail conséquent est mené pour éviter que les activités pouvant s’installer en centre-ville ne se déplacent systématiquement en zone d’activités. L’année 2021 a également vu le démarrage d’une importante réflexion sur la Zone d’Activité Economique du Mont-Blanc avec l’instauration d’un Périmètre d’Attente pour un Projet d’Aménagement Global (PAPAG) qui devrait permettre de redéfinir le cœur de zone, en lien avec les entreprises, les propriétaires et les différents porteurs de projets. Optimisations foncières et immobilières (dents creuses, bâtiments sous occupés, friches commerciales), réflexions quant aux localisations des différentes activités, la création d’un pôle de vie et de services pour les salariés, l’émergence de mixités d’activités artisanales, industrielles, commerciales et de service bien pensées et structurées, à des modes de déplacement plus vertueux ; telles sont les bases du travail en cours.

Dans le même temps, Annemasse-Agglo a poursuivi sa stratégie d’acquisition de tènements stratégiques permettant le maintien ou le développement d’activités productives. Un terrain, réserve foncière non utilisée des Messageries Annemassienne a été acheté en vue de permettre, via des baux à construction l’extension de la fromagerie Masson sur Juvigny et la commercialisation d’un autre terrain de 4000 m² en 2022. De même, le tènement Péguet a fait l’objet d’une préemption via l’Etablissement Public Foncier de Haute-Savoie dans le double but de maitriser une réserve foncière et de pérenniser l’activité de la société Péguet Maillons Rapides.

Comment imaginer les zones d’activités de demain ?

Par ailleurs, l’aménagement économique et commercial des zones d’activités doit se faire de manière durable et équilibrée dans le cadre du volet Stratégie environnementale des ZAE. Un travail d’élaboration d’une Charte Environnementale en ZAE a débuté en 2021 en lien étroit avec les communes, les associations d’entreprises et les différentes directions concernées d’Annemasse-Agglo. Des réflexions environnementales ont également été menées dans le cadre des groupes de travail de l’Association des Entreprises du TechnositeAltea ou de l’Association des Entrepreneurs Villamagnains et du projet PAPAG sur la ZAE du Mont-Blanc. Gestion de la biodiversité, de l’eau, des déchets, optimisation des besoins et consommations énergétiques en sont les axes forts. Il s’agit de mettre en œuvre des critères de performance environnementale volontaristes dans les opérations d’aménagement en zones d’activités. Contribuer à la préservation de la ressource en eau consiste en la prévention de la rétention des eaux pluviales à la parcelle, la réduction des surfaces imperméabilisées, la réutilisation des eaux de pluie, l’isolation des bâtiments tertiaires, l’émergence des énergies renouvelables ou des pratiques d’économie circulaire, etc.

Enfin, de par la proximité de certaines ZAE avec des espaces boisés et environnementaux de grande importance, l’agglomération s’est engagée à la restauration de deux corridors naturels. Le premier se situe entre les bois de Rosses et le bois des Allongets avec la préservation / restauration d’un corridor grande faune passant par une nature à préserver, des barrières à retirer ou à installer, des plantations… Le second corridor à restaurer pour faciliter la circulation de la moyenne faune : oiseaux, chauve-souris, insectes se situe entre le vallon de la Menoge et les bois de Rosses. Il s’agit en somme de tenir compte de la nature qui nous entoure.

Services de
l'agglo impliqués

  • Aménagement du Territoire, de l'Environnement et de l'Economie
  • Déchets
  • Développement foncier et immobilier
  • Eau et assainissement
  • Mobilité
  • Patrimoine et architecture
  • Services techniques

CHIFFRES CLÉS

8 Ha requalifiés
dans les ZAE existantes