Des capteurs pour évaluer la qualité de l’air sur les chantiers
C’est une première. En 2021, des mini-capteurs ont été installés sur les chantiers de la Zac Etoile pour mesurer la qualité de l’air durant les travaux. Un test environnemental spécifique, notamment pour les populations sensibles.
Réinventer nos usages pour une ville plus verte

Des capteurs pour évaluer la qualité de l’air sur les chantiers

C’est une première. En 2021, des mini-capteurs ont été installés sur les chantiers de la Zac Etoile pour mesurer la qualité de l’air durant les travaux. Un test environnemental spécifique, notamment pour les populations sensibles.
Urbaniser tout en préserv

Comme sur l’ensemble de l’hexagone, le territoire d’Annemasse Agglo est sujet à des dépassements des seuils réglementaires de la qualité de l’air. Dans le viseur ; les émissions de poussières des chantiers et du BTP, contributeurs importants sur l’agglomération.

La solution ? Un dispositif de suivi et d’analyse mis en place afin de comprendre le phénomène. Ainsi qu’un cahier des charges (la charte Chantiers Air Climat) destiné aux entreprises afin de limiter ces émissions. Un dispositif mis en test sur les chantiers de l’éco-quartier de l’Etoile. Avec pour objectif d’expérimenter la méthode sur un projet engagé environnementalement et énergétiquement, dans sa conception et dans sa phase de travaux, à travers sa charte Chantiers Faibles Nuisances. Quatre capteurs ont été installés en 2021 sur l’éco-quartier de l’Etoile, pour suivre l’ensemble des chantiers. Toujours en 2021, l’un des capteurs a été fixé en bordure d’une école. Sa vocation : surveiller l’impact des travaux sur une population sensible, en l’occurrence les enfants. Les autres capteurs ont vu leur installation évoluer selon le calendrier des travaux partranche de six mois, pour rester au plus près des chantiers.

Des capteurs pour évaluer la qualité de l’air sur les chantiers

L’intérêt de cette expérimentation était aussi de consolider l’organisation et la chaine d’information entre toutes les parties prenantes des chantiers. A chaque pic de pollution, des alertes étaient envoyées à Annemasse Agglo, à l’aménageur de la zone d’aménagement concerté, à l’OPCI (Ordonnancement, Pilotage, Coordination, Ingénierie) de chantier et aux entreprises, si nécessaire.

Sachant qu’une analyse était menée en amont par Atmo – à même de comparer les résultats à ceux des stations de mesure permanentes. Ceci afin de vérifier que le chantier était bien à l’origine des pics de pollution constatés. En cas de responsabilité d’un chantier suspectée, l’aménageur et l’OPCI transmettaient l’alerte aux entreprises, et vérifiaient si les mesures sont bien appliquées. L’occasion pour l’aménageur de rappeler des mesures à mettre en œuvre en préventif, et pour les entreprises de faire part des difficultés de terrain rencontrées. Puis de s’accorder sur les mesures curatives à appliquer immédiatement. Les incidents étaient ensuite analysés en réunion de chantier hebdomadaire, pour faire le bilan de l’évènement et adapter les mesures. Ceci afin d’éviter un nouveau pic de pollution. Tous les mois, un rapport de la qualité de l’air était établi par Atmo. Par ailleurs, des réunions trimestrielles étaient menées avec l’ensemble des partenaires, au cours desquelles les incidents sont passés en revue. Contexte (météorologie, qualité de l’air…) et activités des chantiers ont été analysés plus finement, permettant de mieux déterminer l’implication des chantiers sur les pics observés, ainsi que l’efficacité et la faisabilité des actions mises en œuvre.

Un certain nombre de pics n’ont pas pu être reliés directement aux activités du chantier, lorsque ces derniers étaient détectés, les week-ends par exemple. Il a été cependant demandé aux entreprises opérant sur les chantiers de faire preuve d’une plus grande vigilance les vendredis, sachant qu’existe, le week-end, la potentialité que la poussière puisse s’envoler, même si le chantier n’est pas en activité. Les entreprises doivent donc prendre soin de bâcher et/ou de stocker. Reste que les entreprises peuvent être limitées concernant les débits d’eau sur les chantiers notamment en période de sécheresse. Par ailleurs, si on asperge trop, cela risque de compacter les matériaux. Il y a donc un juste équilibre à trouver, d’autant que chaque chantier est unique.  Cette expérience sera étendue l’année suivante et à terme, tous les chantiers intègreront cette démarche car l’ambition en termes de transition écologique et énergétique est ambitieuse.

Des capteurs pour évaluer la qualité de l’air sur les chantiers

La qualité de l’air est une des priorités d’Annemasse Agglo, notamment depuis le Plan Climat Air Energie Territorial engagé en mars 2016, et facilitée par le projet Villes respirables en 5 ans, lancé en 2016 par le ministère de l’écologie.

Si la qualité de l’air en France est meilleure aujourd’hui qu’il y a 20 ans,les seuils de déclenchement des alertes, en revanche, ont changé. Avant, un épisode de pollution était annoncé quand le taux de particules fines dans l’air était à 80 μg/m3. Aujourd’hui il est signalé dès que le taux atteint 50 μg/m3. De même pour le seuil d’alerte, qui est maintenant de 80 μg/m3 au lieu de 125. Et ce depuis 2012. Voilà pourquoi il y a plus de pics de pollution qu’avant. Pourquoi les seuils ont-ils changé ? Pour agir plus vite et éviter de mettre en difficulté les personnes fragiles et sensibles à la qualité de l’air.

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CHIFFRES CLÉS

4 mini-capteurs
qualité de l’air installés sur l’éco-quartier de l’Etoile

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PARTE-
NAIRES