Développement durable une agglo engagée

Eau propre et assainissement

Une eau propre et accessible pour tous est un élément essentiel du monde dans lequel nous voulons vivre. Il y a assez d’eau sur la planète pour réaliser ce rêve. Mais du fait d’économies déficientes ou de mauvaises infrastructures, chaque année des millions de personnes, des enfants pour la plupart, meurent de maladies liées à l’insuffisance de leur approvisionnement en eau et à un manque d’installations sanitaires et d’hygiène.
Eau propre et assainissement

Pour un traitement toujours plus optimal de l’eau

Finalité développement durable : préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources

Annemasse Agglo a mis en place un véritable monitoring de ses réseaux pour tendre vers une gestion en temps réel. Pour les réseaux d’eau potable, l’objectif est d’identifier les fuites afin d’intervenir rapidement et de procéder aux réparations. Cela permettra de maintenir à un niveau élevé le rendement des réseaux. Concernant le réseau d’assainissement collectif, l’objectif est d’identifier les secteurs où des eaux claires parasites* pénètrent dans les canalisations. En cas de pluie, l’afflux de ces eaux parasites saturent les réseaux qui ne sont pas conçus pour les recevoir et peuvent générer des déversements dans le milieu naturel.  Limiter les intrusions d’eaux claires parasites permet non seulement de restreindre les éventuelles pollutions du milieu naturel, mais aussi de moins solliciter les pompages (donc la consommation électrique) et d’optimiser le traitement et l’épuration des eaux usées.

*Il existe deux types d’eaux claires para­sites : les eaux claires para­sites météo­riques (ECPM) ; les eaux de pluie, et les eaux claires para­sites perma­nentes (ECPP), issues des nappes phréa­tiques. On parle d’eaux claires para­sites quand celles-ci se retrouvent dans le réseau d’eaux usées. Un dysfonc­tion­ne­ment que rencontrent de nombreux réseaux, et qu’Annemasse Agglo s’emploie à limiter.

Décryptage
Les réseaux d’assainissement du territoire sont dits majoritairement séparatifs : les eaux usées et les eaux pluviales doivent être traitées de façon séparée. Les eaux usées sont strictement dirigées vers le réseau d’eaux usées et les eaux pluviales sont soit dirigées vers le réseau d’eaux pluviales (s’il en existe un adjacent à la parcelle), soit gérées directement à la parcelle (en puits d’infiltration etc..).

500 K€ de budget
eau et assainissement

De nouveaux outils pour une collecte optimale des données des compteurs

Finalité développement durable : préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources

En 2020, Annemasse Agglo a procédé à l’amélioration des données de la relève des compteurs. Coût du projet : 37 K€.

Nouveau matériel (tablettes), enrichissement des données (point GPS, photos des installations et des compteurs), meilleure définition des emplacements et ergonomie améliorée ont apporté davantage de lisibilité aux équipes. En un an, 9400 photos ont été enregistrées. Ce qui a facilité le traitement des questions et des réclamations. Et fiabilisé l’information. Par ailleurs, sur l’année 2020, 6750 positions de GPS ont été collectées, permettant ainsi une meilleure localisation des compteurs. Un renforcement du matériel doublé par une meilleure communication grâce au chargement et déchargement à distance (4G ou Wifi), qui font gagner un temps précieux aux agents et permettent une synchronisation bi-quotidienne.

Un bâtiment pour traiter la pollution azotée

Finalité développement durable : préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources

Engagée plus que jamais dans la protection de l’environnement, Annemasse Agglo va plus loin dans le traitement des eaux. Ceci en intégrant un nouveau composé à traiter avant son rejet dans le milieu naturel : l’azote, un des composants principaux du vivant et des écosystèmes que l’on retrouve notamment dans les déjections. Via ce nouveau traitement, ce sont l’Arve et la faune aquatique qui sont aujourd’hui préservées.

Pour intégrer ce nouveau traitement, Annemasse Agglo a investi dans la construction d’un bâtiment permettant de traiter la pollution azotée de l’ensemble des eaux usées d’Annemasse Agglo. Une construction spécifique, qui, via des technologies bien particulières, va rendre le traitement de l’azote possible.

Début 2020 a donc vu la réalisation du radier et le début des voiles. En juin, les travaux de chaudronnerie ont débuté et en juillet, les pompes ont été livrées. C’est au mois d’août qu’ont été posées les premières dalles Biostyr puis des vannes en sortie de Biostyr.Ce bâtiment a été pensé et conçu pour s’intégrer au mieux à son environnement direct : les couleurs des matériaux ont été travaillées pour être les plus naturelles possibles, le bois du bardage, en mélèze, ne sera par exemple pas traité pour prendre rapidement la couleur des troncs des arbres environnants. Le tout afin de limiter au maximum l’impact sur le paysage.  Le revêtement, est en acier Corten, ce qui lui permet de s’auto-protéger en produisant une couche d’oxydation couleur rouille, très résistante dans le temps. L’éclairage extérieur a également été pensé avec des lampes adaptées à la faune et à la flore répondent aux prescriptions des trames noires. Apparue il y a quelques années, la notion de trame noire est venue s’ajouter à celle de trame verte et bleue déjà bien connue. L’objectif est de limiter la dégradation et la fragmentation des habitats provoquées par l’éclairage artificiel* via l’intermédiaire d’un réseau écologique formé de réservoirs et de corridors propices à la biodiversité nocturne.

* En effet, par un pouvoir d’attraction ou de répulsion selon les espèces, la lumière artificielle nocturne perturbe les déplacements de la faune.

13.8 M€ HT
pour le traitement de l’azote

Un projet transfrontalier pour lutter contre les micropolluants

Finalité développement durable : préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources

Une convention signée le24 avril 2020 entre Annemasse Agglo (Haute-Savoie), l’Etat de Genève (Suisse) et l’entreprise suisse SIG, dédiée à la distribution d’eau, de gaz, d’électricité et d’énergie thermique, a marqué le lancement officiel d’un projet transfrontalier destiné au traitement des micropolluants. Dans le cadre de leur coopération, une nouvelle installation de traitement va être construite, à côté de la STEP de Villette, à laquelle seront raccordées la Step annemassienne d’Ocybèle et la Step genevoise de Villette, avec pour objectif commun de capter au moins 80% des micropolluants organiques présents dans les eaux usées avant leur rejet dans le milieu naturel.Les stations d’épuration (Step) française d’Ocybèle et suisse de Villette traitent au total les eaux usées de 200 000 équivalents-habitants, avant de les rejeter, une fois épurées, dans l’Arve.

Cette mutualisation permet des économies d’échelle. Par ailleurs, assembler nos effluents permet également de bénéficier des subventions de l’Office fédéral de l’eau. Protéger durablement l’Arve, dont les eaux alimentent la nappe du Genevois, précieuse ressource en eau potable du Grand Genève, est un objectif majeur pour la région. Ainsi, 2020 a vu l’attribution du marché de travaux pour la construction de l’installation de traitement et l’avancée des études pour la liaison entre les deux stations d’épuration. Ce projet, d’une ampleur inédite, marque l’engagement d’Annemasse Agglo, de l’État de Genève et des SIG dans une collaboration innovante et exemplaire en matière de traitement des micropolluants à échelle transfrontalière.

Pour la collectivité annemassienne, ce traitement constitue une occasion d’aller plus loin dans sa démarche éco-responsable. Voici un bel exemple de coopération transfrontalière au bénéfice de l’environnement, dans le contexte de croissance du Grand Genève.

13 M€
pour le traitement des micropolluants